À deux mètres sous terre, la logique n’est plus là. Vous savez quoi? J’imposerai un régime de dictature intellectuelle. Tous ceux sans motivation dans la vie y travailleraient comme du bétail. Les femmes, les hommes, les enfants, les vieillards. C’est déprimant de les voir s’exprimer. Ils ne font que ça, dire des conneries que nous font questionner le sens de leur existence. Pourtant, j’suis loin de me considérer comme un être brillant. Mais je me force pour parler, au moins. Quand je vois la fille q’il y a deux semaines a dit qu’elle s’en foutait de la hausse car elle allait “dvenir assistante dntaire, lol” et qu’elle ne songeait même pas à aller à l’université, en tout cas, je la vois se pointer au mouvement spontané de manifestation, conne comme tout, maquillée outrageuseusement. Mes envies de la gifler à en faire partir le maquillage correspondent à la vitesse de croissance de l’endettement mondial.
Je m’obligerait à instaurer un régime comme ça, mais mon respect envers les droits et libertés des individus me l’empêchent. Parce que tout être, même con comme un baril rempli de bananes pourries, a droit de s’exprimer, même s’il dit autant de conneries qu’une vieille madame soûle un soir d’été.
Sinon, mes envies de les accrocher par les orteils, la tête par en bas, montent à une vitesse exponentielle
J’y ai pensé environ cinq secondes avant qu’on en parle (on se mariera pour avoir droit à plus de financement de la part de l’État pour nos bac). J’ai failli en parler avant, j’ai visualisé dans ma tête le moment où la connerie serait dite. Elle le fût. Je pense que dans vingt ans on se recroisera et je l’enverrai poliment se faire voir, car rien ne sera jamais entrepris, on restera ce que l’on est.Je ferai jamais rien. Je promet.
Et à part la montée de la temperature, le vent est cuissant, ici, avec le debat sur la hausse. MAIS BON. C’est fou comme je n’ai rien d’autre à dire. Mangez de la merde